Mis à jour : mars 25

Il ne suffit pas d'ouvrir la fenêtre Pour voir les champs et la rivière. Il n'est pas suffisant de ne pas être aveugle Pour voir les arbres et les fleurs. Il faut aussi n'avoir aucune philosophie.

Quand il y a philosophie, il n'y a pas d'arbres : il y a des idées, sans plus. Il n'y a que chacun de nous, à la manière d'une cave.

Il n'y a qu'une fenêtre fermée, avec le monde entier au-dehors ; Ainsi qu'un rêve de ce qui pourrait être vu si la fenêtre venait à s'ouvrir, Et qui n'est jamais ce qui est vu lorsque s'ouvre la fenêtre. Fernando Pessoa, dans le recueil Poèmes païens.


Après La Poésie à l’épreuve de soi, paru en écho au Printemps des Poètes 2018 et dédié à "l’Ardeur", Sophie Nauleau place "le Courage" au cœur de l’engagement poétique. Dans les pas de Corneille et de son célèbre “Espère en ton courage”, Sophie Nauleau propose un parcours audacieux qui éveille, des troubadours à nos jours, les poèmes

qui n’ont pas craint de tenir hardiment parole.

Car il est des poètes qui savent, à l’instar de Victor Hugo, que le mot “est un être

vivant” et qu’il convient d’en user en conscience, avec la seule légitimité qui vaille : celle qui témoigne d’une expérience intensément, voire dangereusement, vécue. À l’évidence, le courage n’est pas qu’un simple nom commun, mais "un appel intérieur" qui oblige, engage, un vivifiant défi à relever.


"Espère en ton courage", Sophie Nauleau, Editions Actes Sud


Mis à jour : mars 17

Environ cinq millions de vaches errent dans les villes indiennes, la plupart ne se nourrissent que des énormes quantités de déchets, plastique et métal compris, qui jonchent les rues du pays. Une vache errante, soignée à la suite d'un accident sur une route du nord de l'Inde, avait 71 kg de déchets dont beaucoup en plastique dans l'estomac, a déclaré le responsable de l'organisation qui a secouru l'animal.

Selon le refuge vétérinaire People For Animals Trust de Faridabad, dans l'État de Haryana (nord), qui a soigné la vache, un des vétérinaires a remarqué qu'elle souffrait aussi d'un problème de gaz dans l'abdomen. "Après quatre heures de chirurgie, qui n'ont pas permis de sauver l'animal, les vétérinaires avaient extrait de son estomac des clous, du plastique, des billes, du marbre entre autres, en tout 71 kg de déchets", a raconté le président de People For Animals Trust, Ravi Dubay. "Ce fut un choc pour nous. En treize années d'expérience, c'est la plus grande quantité de déchets que nous ayons jamais sortie d'une vache (...) cela a été très physique de tout extraire. Les précédents records tournaient autour de 50 kg. La vache est un animal particulièrement sacré pour nous, mais personne ne se préoccupe de leur existence. A chaque coin de rue, dans toutes les villes, elles mangent des déchets."


Les vaches sont vénérées par la majorité hindoue du pays. L'application des mesures ultra strictes de protection des vaches, voulue par le gouvernement nationaliste hindouiste du Premier ministre Narendra Modi, est à l'origine d'une augmentation du nombre de bovins errant en liberté. Les éleveurs ont pris l'habitude d'abandonner les animaux âgés ou infirmes plutôt que de les vendre à des abattoirs.


Le problème des vaches qui se nourrissent d'ordures "se retrouve dans toutes les villes de l'Inde, petites ou grandes. Partout où des vaches errent dans les rues, vous pouvez être certains qu'elles sont pleines de plastique ", indique Romula D'Silva, vice-présidente de la Karuna Society for Animals & Nature, une ONG dédiée à la protection animale et environnementale, dans l'État d'Andhra Pradesh (sud). Il n'existe pas de statistiques nationales sur le nombre de vaches qui meurent à cause des quantités de déchets ingérées. Mais selon des informations du Times of India de 2017, citant des responsables de services vétérinaires et des groupes de défense des animaux, environ 1000 vaches mouraient chaque année dans la seule ville de Lucknow (nord).


S.B.-E. avec AFP. Le 04/03/2021. Site BFM TV